11 avr. 2016

Marathon de Paris par Tristan



Au mois de janvier, grâce à American Pistachio j'avais permis à un lecteur du blog de courir le marathon de Paris, voici le compte rendu qu'il a bien voulu nous faire partager:

Grâce à Mary j’ai eu la chance de gagner mon dossard pour le Marathon de Paris fin janvier/début février soit un timing parfait pour une prépa MDP. J’ai donc lancé ma prépa tambour battant, à tel point que j’ai dû coupé ma prépa de 3 semaines  pour contracture et périostite sur la même jambe.
Le temps de se remettre et il restait déjà 3 semaines qui sont passées à vive allure avec l’appréhension. Le vendredi avant la course, petit passage sur la marathon expo pour récupérer le dossard, voir quelques amis mais aussi jeter un oeil au produit des différentes marques spécifiques. Comme à chaque le timing prévu n’est pas tenu et on traîne et on flâne. Par contre le retrait des dossard a été très fluide et le système est plutôt bien pensé pour facilité le tout.
Dimanche matin, réveil à 5h pour se rendre au marathon. En effet j’ai fais le choix de prendre le SAS 3h pour être tranquille et un rendez-vous avec des amis s’est fixé à 8h. J’arrive assez tôt aux consignes pour y déposer mon sac puis direction le rendez-vous avec les copains pour retrouver mon binôme de course. Comme on peut le voir sur la photo, la bonne humeur avant le marathon est au rendez-vous comme toujours. 8h30, il est temps de filer vers le SAS 3H car le départ est prévu pour 8h47. L’ambiance est détendu et bonne enfant dans le sas, la pression ne se fait pas sentir malgré les objectifs de chacun et nous profitons du beau temps mais la course s’annonce chaude au vu du soleil. Peut être même les premières chaleurs de l’année.

Le départ est donné, on  s'élance avec mon ami sur un rythme de 4’44’’ pour tenter le 3h20 ensemble. Le rythme passe bien mais bon ce sont les premiers kilomètres donc rien d’étonnant. Au km5, nous sommes dans les temps, à peine 1 sec d’avance sur le tempo mais il ne faut pas s’enflammer il reste encore 37km à parcourir et ce ne sera pas simple.Au ravito je passe mon chemin car j’ai ce qu’il faut pour tenir la première moitié du parcours si tout se passe comme prévu. Mon binôme s’arrête car il n’a pas prévu de ceinture, on se reverra donc plus tard. Il me rattrape au km7 mais ayant forcé pour me rattraper il relâche et nous nous reverrons plus tard. Au km10 je pointe avec 10sec d’avance sur les estimations. Rien de grave mais il faut se relâcher et ralentir car je sens que j’ai les jambes qui ont tendance à vouloir s’enflammer et ce n’est pas bon. Au km15 je continue sans m’arrêter au ravitos mais je sens que la chaleur monte doucement mais surement donc rien de très rassurant pour la suite. Le drame arrivera au km18, mes cuisses m’abandonnent littéralement et là je me dis que la suite sera compliqué à gérer. Je tente de maintenir le cap mas rien n’y fais mes jambes refusent de suivre et je sens que je consomme plus d’énergie qu’autre chose. Le semi est passé dans les temps mais tant pis, même si je ne fais pas 3h20 je vais tenté de faire mieux que 3h33 (mon record). J’ai apprécié le passage sous le pont au km25 avec les senteurs de SPA qui était appréciable, par contre mes oreilles se souviennent de la soufflerie qui était au même endroit. Je me fais rattraper par mon binôme au km28 et il tente de me motiver mais la tête est déjà ailleurs et les jambes aussi. Je le laisse filer je ne suis plus en état de faire quoi que ce soit visiblement. La chaleur ne cesse d’augmenter et la course se fait de plus en plus difficile. Au km35 c’est à mon tour de rattraper mon binôme qui est dans le dur à son tour. A ce moment là j’alterne déjà marche/course depuis un moment et il en sera ainsi jusqu’à la fin surtout que j’ai une sensation de boule au cadre gauche qui est désagréable et bloque ma foulée. Au km je me sens pousser des ailes et je relance pour finir en courant, je suis même surpris d’avoir bouclé les 400 derniers mètres sur un rythme de 4’ au km. A ce moment là c’est lé délivrance. Je regarde le chrono :
3h39’51’’. Je suis finisher, dans la douleur mais finisher. Ce troisième marathon me laisse un goût amer car j’ai l’impression d’avoir loupé quelque chose.

Même après une semaine je suis déçu de ce que j’ai fais mais il va falloir analyser pour mieux se relancer. Merci encore la fille aux baskets roses pour le dossard et l’opportunité c’était top ;).

Merci Tristan et en route pour le 4ème marathon!
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