5 juil. 2013

Portrait de RodRunner

 Encore une belle rencontre du net aujourd'hui c'est Rod qui nous rejoint pour répondre à mes petites questions, une interview enrichissante pleine d'humour et de vérité que je vous laisse découvrir!
Et bien sûr allez lire ces récits sur: rodrunner.fr


Pour commencer petite présentation rapide
Bonjour Mary ! Tout d’abord je te remercie chaleureusement d’accorder un peu de place sur ton blog à ma vieille carcasse. Alors je m’appelle Rodrigue, j’ai 37 ans, j’habite à Metz en Moselle et travaille dans le domaine de la communication (je cherche d’ailleurs un nouveau poste en ce moment !). Je suis également blogueur à mes heures. En plus du running, je suis aussi passionné par le cinéma de genre, le cinéma indien et asiatique (Corée du Sud, Japon, Hong-Kong). J’étais un amateur de poker mais j’y joue beaucoup moins aujourd’hui (en petites limites pour les connaisseurs). J’ai d’ailleurs participé à une émission TV, ce fut une très belle expérience.



Quand as-tu commencé à courir et pour quelles raisons ?
J’ai commencé à courir en 2005 pour raisons professionnelles puisque j’ai travaillé dans la communication au sein de l’armée de Terre pendant de nombreuses années. L’entretien de la condition physique y est primordial. Je courais donc pour l’entretien, de manière irrégulière, sans objectif précis et à des intensités bien trop élevées. Et puis lorsque j’ai quitté le Ministère de la Défense j’ai arrêté de courir jusqu’au jour où j’ai décidé de stopper net mon tabagisme trop actif en novembre 2012. C’est à ce moment que, par volonté personnelle et envie de me libérer de la nicotine, j’ai pris la décision d’avaler le goudron en petites foulées et non plus en grosses bouffées.

Quelques compétitions à ton actif ?
Rien de bien transcendant pour le débutant que je suis. Je n’ai participé pour l’instant qu’à six courses officielles, locales pour la plupart. Les plus marquantes restent pour moi le Marseille-Cassis couru en 2008 avec une préparation des plus bancales, et le semimarathon de Thionville en avril de cette année.

Celle dont tu es le plus fier ?
Pour l’objectif réussi, je dirais le semi de Thionville 2013 couru en 1h54’45. C’était aussi mon premier « vrai » semi-marathon, le Marseille-Cassis étant un 20km.



Une déception
Ne pas avoir la foulée de Kenenisa BEKELE pardi ! Non plus sérieusement, d’avoir échoué pour quelques secondes sur l’un de mes objectifs : Faire moins de 50 minutes sur 10 kilomètres. J’ai fait 50’28 aux Foulées de Madine en mai dernier… Rageant. J’espère que ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir dès le 7 septembre, date de mon prochain 10K.

Pour toi courir c’est…

M’évader, me vider la tête, être heureux et libre, en apprendre un peu plus sur moimême à chaque kilomètre parcouru.

Le lieu idéal pour courir ?
Celui que je découvre parce que nouveau! Hormis la piste qui est un passage quasi obligé pour le travail de VMA, avoir un lieu idéal devient pour moi très vite lassant et ennuyeux. Je profite en général de mes sorties longues pour aller voir ce qu’il y a au bout du petit sentier aperçu quelques jours plus tôt. Openrunner est également un fidèle allié pour découvrir de nouveaux parcours. En tout cas, une chose une change pas, je privilégie la nature à la ville. Les petits sentiers forestiers et les chemins de randonnée avec un peu de dénivelé auront toujours ma préférence face au bitume et aux trottoirs de la ville.


Plutôt plan d'entrainement carré ou tout au feeling ?
Alors je suis à 100% plan d’entrainement (rond ou carré peu importe), et même quand je cours au feeling c’est parce que j’ai inscrit une petite séance de Fartlek « plaisir » dans mon planning. Le plan m’apporte une rigueur dans ma progression et structure cette dernière selon mes objectifs du moment. C’est également lui qui m’apporte la motivation nécessaire et me fait sortir par n’importe quel temps. J’ai déjà essayé de courir au feeling mais ça ne m’apporte rien de bon. Je finis toujours par courir trop vite ou trop longtemps. Un désastre quand je dois courir en endurance fondamentale.

Une phrase ou une chanson que tu te répètes dans les moments durs quand tu cours?

En compétition je ne me répète rien de particulier. Je suis concentré et quand je sens que ça va moins bien je me parle à moi-même « Lâche rien ! » ou encore « Allez bordel de gambettes, continuez de mouliner là ! ». En revanche, j’ai une punch-line lors de mes sessions sur piste, les plus difficiles. Allez, je l’avoue en exclusivité ici. Je suis fan  du bloggeur Running Gou, je suis d’ailleurs devenu récemment membre du Runnin Gou’s Camp. Dans une des ses vidéos, « Fractionné long » si mes souvenirs sont bons, au terme d’une session de 6x1000 mètres, à bout de forces, il lance un « Coupe Sergio ! » à la caméra qu’il tient. Cette abnégation, cette volonté d’arriver au terme de l’effort malgré la fatigue, m’a marqué. De plus, j’ai aimé cette façon humoristique de se détacher de la violence de la séance par le biais de ce personnage fictif. J’aime aussi m’inventer des personnages dans mes récits. Du coup, de temps en temps quand j’arrive au terme d’une séance particulièrement éprouvante, je me lance un bon « Coupe Sergio ! ». En gros, c’est fini le travail est fait.



Un(e) sportif(ve) que tu admires
Je n’admire aucun sportif en particulier.  J’admire tout ceux ou celles qui inscrits dans une démarche sportive, vont avec grande humilité se découvrir au-delà de leurs limites et de leur douleur (c’est clair c’que j’raconte ?). Ça peut donc être le Vétéran 4 qui finit marqué par l’effort mais avec le sourire devant de nombreux séniors à l’agonie, ou encore une participante atteinte par la maladie qui court à la Messine (course contre le
cancer).


Un marathon ça te fait "rêver"?
Bon, je n’en ai pas encore couru et j’en ferai sûrement un l’an prochain mais je vais être honnête. Il n’y a que les villes qui me font rêver (New-York, Tokyo, Londres, etc.). Sinon, un marathon ça ne me fait pas du tout « rêver » ! D’une part parce que ce sont de longs moments de souffrance tant dans la préparation, que pendant et après la course. Et d’autre part ça me fait un peu peur.  Objectivement, hormis le coureur à pied quel sportif aimerait qu’on lui prolonge sans cesse sa souffrance ? «Hey M’sieur Rafael Nadal ça vous dit un p’tit match de 10 h ? » ou encore « Tiens euh, viens voir Laure Manaudou. Demain tu vas participer à une course de 70 bornes. Ça s’appelle ‘Swim in Death’. 1400 longueurs de bassin ! Heureuse ? ». Il n’y a guère que le coureur à pied (et les cyclistes, mais bon ils « dopent » l’actu’ en ce moment) qui prenne plaisir sur des distances et des durées sans cesse plus importantes. Pourquoi ? J’en sais fichtre rien. Mais peut-être qu’un jour je le découvrirai et j’en apprendrai encore un peu plus sur moi.

Un projet sportif pour 2013
Pour 2013 pas de grand projet sportif ! Pour 2014 en revanche j’en ai trois. D’abord courir mon premier marathon, celui de ma ville de Metz en octobre 2014, puis mon premier trail et enfin participer à une course à Paris pour rencontrer quelques blogueurs en chair et en os. Pourquoi pas le semi-marathon de Paris, je ne sais pas trop… Je suis ouvert à toute proposition !


Un dernier mot pour finir ?

Zyzomys ! Dernier mot du dictionnaire (Zythum chez Larousse). Je vous laisse chercher les définitions!


Merci Rod et à très bientôt (à Paris sur le semi ou peut être à Metz!)
Rendez-vous sur Hellocoton !

4 commentaires:

  1. Alors Rod va falloir m'expliquer un truc : tu dis que le marathon ça sert à rien sauf à aller voir des jolies villes et juste après, tu annonces que tu veux faire celui de Metz ? Avec tout le respect que je dois à Metz bien sûr hein, mais c'est pas une ville inconnue pour toi donc : I don't understand !
    Et sinon, merci Mary pour le portrait, c'est chouette :) !

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    1. Hello Manue. Non je ne dis pas que le marathon ça sert à rien. Je ne le pense pas du tout d'ailleurs. Je dis que ça ne me fait pas "rêver" plus que ça. En revanche ce qui l'entoure (le contexte géographique, l'ambiance...) m'interpelle plus. Si je fais mon premier marathon, le fait de sentir cette ambiance dans ma propre ville et le partager avec des proches reste une expérience que je veux vivre avant de peut-être l'exporter. Paris, par exemple, n'est probablement pas la même ville, quand on y déambule au quotidien et quand on y court un marathon, même pour un runner parisien. C'est toute l'atmosphere de la course et l'effort dans lequel on s'inscrit qui font qu'on porte un regard différent.
      Après, fondamentalement, il s'agit de courir plus longtemps et d'arriver au terme de l'effort.

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  2. sympa ce portrait et tjs autant d'humour ce rod ;)

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  3. 1h29 de la nuit ou du matin.. Très sympa l'interview de Monsieur RodRunner. Sinon pour infos et parce-que je suis curieux de nature.. Zyzomys est un genre de mammifères rongeurs australiens de la sous-famille des Murinae. On les appelle aussi « rats des rochers ».

    Le zythum ou zythos (du grec ζύθος zýthos, « bière ») est le nom d’une boisson assez semblable à de la bière que les Anciens Égyptiens fabriquaient à partir d’orge germée et fermentée.

    Vive le zythum, vive la bière ! ;)

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