15 août 2014

Portrait d'Antoine Guillon


Je continue ma semaine spéciale Antoine Guillon après le livre (article à lire ici) et avant le test du sac waa (dimanche) voici le portrait de ce grand monsieur de l'ultra.

*Quand as-tu commencé à courir ?
J’ai débuté à un an pile, quelques pas incertains vers l’ultra, puis à 12 ans de manière organisée et sur route. Le trail, c’était à partir de 2002.

 *La course dont tu es le plus fier?
Plein, du moment qu’elles sont belles et que je me suis bien amusé. Ma 2è place au Grand Raid de la Réunion 2010 derrière Kilian Jornet avait bonne saveur.

*Une déception ?
Ne pas avoir découvert le trail plus tôt

*Pour toi courir c’est
C’est surtout m’évader en pleine nature, avec ce sentiment d’errer dans un espace infini que je ne pourrai jamais totalement parcourir. C’est aussi être en accord avec moi-même, à la recherche de la performance de mon corps, de son équilibre, en mettant tout cela à profit lors d’épreuves robustes.

*Ton lieu idéal pour courir?
La garrigue rocailleuse, les éboulis rocheux, la jungle, le merdier résumeront certains.

 *Une phrase ou une chanson que tu te répètes dans les moments durs
J’évite les moments durs, cependant il m’est arrivé de me motiver en me parlant « allez Antoine, il faut relancer, allez allez »

*Un(e) sportif(ve) que tu admires
J’ai vu un jour sur la course du Carlit, dans les Pyrénées, un coureur sans bras. Quand on connaît la technicité du sommet, c’est la volonté de cet homme qui me fait l’admirer. D’une manière générale, c’est la volonté que j’aime dans le sport, elle prime sur la performance.

*Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un coureur qui voudrait se lancer dans l’Ultra Trail ?

Commencer par du trail pendant quelques années. Ne pas abuser du mélange vitesse & volume. Pratiquer plusieurs sports pour cumuler des heures en limitant les traumatismes de la course à pied.

 *Tu as intégré cette année le team WAA, vous avez l’air de bien vous amuser à en voir les photos sur les réseaux sociaux, que peux-tu nous dire sur ce team ?
WAA, c’est What An Adventure. Ça pour s’amuser, c’est réussi, nous courons sans limites, nous testons du matériel, nous en créons, nous découvrons de nouveaux horizons tout en partageant ces expériences avec la communauté trail. Avec le joyeux drille Christophe Le Saux il n’y a pas un instant de repos lorsque nous sommes réunis, ce qui arrive d’ailleurs assez souvent. Mais toute cette apparente décontraction, réelle en tout point, n’empêche pas un sérieux irréprochable pour faire évoluer WAA qui se veut ultra proche du consommateur et dont le leitmotiv est d’être une marque collaborative. Ceci se traduit par un réinvestissement des bénéfices en quatre parts égales, une pour les Waa Experts, sportifs qui participent au développement de la marque, une pour les magasins spécialisés, une autre pour la création et le développement de partenariat et enfin une quatrième pour la recherche & développement.

 *Avec « Soyons Fous » tu t’es lancé dans l’aventure de l’écriture, c’était une suite logique pour toi, de poser sur papier cette grande aventure qu’est le raid de la Réunion ?
Effectivement, je me suis tellement trouvé d’affinités avec cette épreuve, j’ai tant été séduit par cette île qu’il m’est venu l’envie d’écrire sur le sujet même qui alimentait mes heures d’introspections à l’entraînement.

Y aura-t-il d’autres livres ?
Il y en a un en cours, un roman, une fiction, avec pour personnage principal un trailer. Je manque de temps ; j’espérais terminer cet été mais je n’en suis qu’au quart. Par la suite ce personnage vivra d’autres aventures, je ne manque pas d’idées, mais toujours de temps.

*La course (existante ou non) qui te ferait rêver?
J’aimerais participer au Spartatlhon, une course qui me motivait quand j’étais gamin.

*Un projet sportif pour la fin 2014
L’enchaînement Tor des Géants & GRR et Transmartinique,


 un petit portrait chinois: Si tu étais:
*un animal
Un serpent
*un accessoire de course à pied?
Bof, pas buff
*une chanson
Je n’apprécie pas les chansons, j’aime la musique.
*un livre
La forteresse verte, d’Errol Lincoln Uys.
*un objet
Un brouilleur d’onde pour mettre un peu le bazar.
*un film
Avatar
*un lieu
Un village du Péloponnèse
* un plat
*Un dernier mot pour finir ?
Choucroute garnie. Ne me demandez pas pourquoi, c’est spontané !


Merci Antoine et à très bientôt au détour d'un sentier :)
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